C’est le seul acquis aujourd’hui du travail des architectes du Grand Paris qui fait l’unanimité. Il faut créer autour de la Seine un axe Paris- Rouen-Le Havre. Sarkozy, Blanc, les trois maires concernés sont tous unanimes pour reprendre l’idée de cet axe qui donne à la capitale une façade maritime stratégique. Après un colloque important au Havre où Delanoe, Fabius et Ruffenach ont manifesté leur enthousiasme et mis au défi l’Etat de reprendre ses responsabilités, le Premier Ministre a relevé ce gant. Par une lettre du 27 avril, il a demandé au Ministre d’Etat Jean Louis Borloo de lui « confier la responsabilité du développement de la vallée de la Seine ». Concrètement, un premier bilan des travaux engagés en concertation avec le projet d’aménagement de la ligne TGV, devra être livré a la fin de l’année. Alain Lecomte, ancien Directeur Général de l’Urbanisme a été nommé responsable de la mission.mardi 25 mai 2010
Le Grand Paris aura son port !
C’est le seul acquis aujourd’hui du travail des architectes du Grand Paris qui fait l’unanimité. Il faut créer autour de la Seine un axe Paris- Rouen-Le Havre. Sarkozy, Blanc, les trois maires concernés sont tous unanimes pour reprendre l’idée de cet axe qui donne à la capitale une façade maritime stratégique. Après un colloque important au Havre où Delanoe, Fabius et Ruffenach ont manifesté leur enthousiasme et mis au défi l’Etat de reprendre ses responsabilités, le Premier Ministre a relevé ce gant. Par une lettre du 27 avril, il a demandé au Ministre d’Etat Jean Louis Borloo de lui « confier la responsabilité du développement de la vallée de la Seine ». Concrètement, un premier bilan des travaux engagés en concertation avec le projet d’aménagement de la ligne TGV, devra être livré a la fin de l’année. Alain Lecomte, ancien Directeur Général de l’Urbanisme a été nommé responsable de la mission.Un Grand Paris mi figue, mi raisin.
La crise économique qui s’abat sur l’Europe n’est guère propice à la conception de grandes infrastructures urbaines. Les architectes du Grand Paris y voient une raison supplémentaire pour que leurs propositions soient reprises par le gouvernement. Pourtant c’est le projet de métro géant qui a aujourd’hui la priorité. Après être passée devant l’Assemblée Nationale, la loi qui impose le projet de Blanc est passée, sans aucune justification, en urgence au Sénat. Bertrand Delanoe a beau jeu de qualifier le projet de passéiste, autoritaire et inefficace en mettant en doute ses capacités à être financé.Le Grand Paris en métro souterrain, un grand 8 qui permet à l’Etat de négocier des contrats de développement territoriaux autour des futures gares du réseau grâce à sa Société du Grand Paris qui lui permet d’élargir les paramètres des opérations d’intérêt national. C’est ainsi que se construit un Grand Paris qui se passe des réflexions des architectes comme du point de vue de ses habitants grâce à des négociations feutrées entre hauts fonctionnaires et élus plus ou moins réticents
Michel Cantal Dupart et plusieurs membres des équipes ont fait le pont lors d’un débat que la revue Traits Urbains a bien résumé : « Les chercheurs-auteurs de la majeure partie des études sont les grands perdants de la consultation. Pourquoi ? Parce que, d’emblée, le projet d’exposition régnait en maître. Etrange lorsque l’on sait que la constitution d’un groupe mixant chercheurs et architectes était « la » condition pour faire partie des équipes consultées. Les enjeux politiques et économiques auraient-ils conduit à utiliser ces équipes pour « séduire » les Franciliens, en donnant la priorité à l’image le temps d’une grande communication, pour ensuite exclure et bâillonner ces mêmes équipes? L’Etat se garderait-il ainsi de ce que Pierre Mansat appelle «l’émergence d’une volonté efficace et légitime à la dimension réelle de la métropole parisienne » ?
Aujourd’hui les dix équipes forment le comité scientifique du Secrétariat d’Etat au développement de la Région Capitale. A ceci près qu’elles ne se réunissent jamais, ne sont plus sollicitées et qu’aucune d’entre elles ne sait comment cela fonctionne… « Nous sommes comme du cresson autour du gigot » réalise Guy Burgel. Le « gigot », lui, serait partagé entre quelques grands investisseurs –tels que Bouygues Immobilier- qui possèdent désormais leur propre conseil scientifique et réalisent les grandes acquisitions foncières qui leur assureront un rôle de premier plan dans le projet du Grand Paris.
Plus optimiste, Michel Cantal-Dupart pense que, quoi qu’il en soit, le débat est lancé, même un « rouleau compresseur » ne pourrait pas y mettre un terme. »
Colloques et manifestations.
- De la planification stratégique de Lyon 2010 aux métropoles d’aujourd’hui.
Colloque organisé par l’agence d’urbanisme de Lyon et la SEPAL le 19 mai à Lyon. 04 78 63 43 70.
Partout en France, du 4 au 6juin, Rendez vous aux jardins.
- Les bords de Seine : espaces vivants, espaces à vivre les 23/05 et 19/06.
-La ville au bord de l’eau : de la vue de 1910 à aujourd’hui les 30/05 et 19 :06. Rencontre organisée par le CAUE du Val de Marne : 01 48 52 55 20.
- Le fabuleux destin du nord-est parisien, colloque du 28 au 30 mai organisé par le Pavillon de l’Arsenal et la SEMAUIP.
- Les expositions universelles en France au XIXe siècle. Colloque aux Archives Nationales et au CNAM du 14 au 16 juin.
- Nature et culture. La place de la nature en milieu urbain, thème d’un colloque du CAEU de Paris, le 31 mai à l’Hôtel de Ville de Paris.
Presse et livres sur le Grand Paris

Dans Paris Match, Christian Blanc se défend d’avoir « évacué les idées formidables des architectes » : « au contraire, il y en a qui travaillent : Christian de Portzamparc dans le secteur du Bourget, Michel Desvigne, grand architecte paysagiste, à Saclay, ou Erin Geipel sur l’axe Montfermeil-Clichy-Sevran (…) Mais on ne va pas faire l’architecture avant l’urbanisme. C’est ce qui me différencie de Jean Nouvel, -Qui demandait carrément votre départ !- Je respecte son talent, c’est un génie du dessin architectural, mais il ne passe pas vraiment pour un urbaniste auprès de ses collègues. » Cette défense de Christian Blanc se fait en parallèle avec la sortie d’un ouvrage qu’il a rédigé pour un plaidoyer pro-domo publié par le Cherche Midi et intitulé « le Grand Paris du XXIème siècle. » Où il revient longuement sur son projet de métro périphérique et de pôle d’excellence sans beaucoup d’éclaircissement sur la stratégie qu’il compte mener. Avec « Paris et la mer. La Seine est capitale. » Jacques Attali coordonne les propos d’Antoine Grumbach et d’autres experts pour expliquer l’importance déterminante d’une façade maritime pour Paris. Au passage le projet Blanc est critiqué, "le Grand Paris aujourd’hui n’est qu’un grand métro. Si l’ambition s’arrêtait à cette étape, nous serions face à un Grand Paris autocentré ce qui conduirait à un déclin de la capitale à l’échelle du demi-siècle."
lundi 29 mars 2010
Grand Paris, les élus veulent reprendre la main !

Dans un entretien à l’AFP du 23 Mars, Bertrand Delanoe s’appuie sur les résultats des régionales pour demander au Président de la République de retirer le projet de loi dit « Grand Paris » qui ne prend en compte que le projet jugé régalien et technocratique de Christian Blanc, en contradiction avec les travaux menés par les dix architectes. Pour ce qui concerne l’Atelier, la position du Maire de Paris est claire : « à la cité de l’architecture, des projets remarquables ont été présentés. Comment faire fructifier ce formidable potentiel ? L’Atelier du Grand Paris doit exister pour « métropoliser » les projets mais en aucun vas devenir le bras armé de l’Etat qui définirait à la place des élus la stratégie urbaine adoptée. Cela implique un pilotage de l’Atelier à égalité entre l’Etat et les collectivités pour des décisions conjointes. C’est la condition de notre participation à cette structure. »
Démarrage du Grand Paris!
Comme pour marquer la fin des élections régionales et le démarrage de la phase II du Grand Paris, les dix architectes de l’Atelier se sont réunis dans leurs locaux du Palais de Tokyo le 20 Mars.De l’avis général, une réunion à la fois intense et fluide, riche et créative. Chaque équipe a eu le temps de prendre de la distance par rapport au premier rendu, de s’imprégner des autres propositions, de mesurer la pertinence et l’écho suscités par les rapports et l’exposition. La déception a été grande de voir les ministères ne pas embrayer derrière l’Elysée, l’administration commencer à saucissonner les projets et à lancer diverses initiatives, la campagne des régionales geler le processus alors qu’il aurait pu y avoir des sujets de débats.
Le GIP créé pour l’occasion recevra des lettres de commande de 200 000 euros pour démarrer. S’il s’agit de faire le Grand Paris plutôt que de gloser, de concevoir une nouvelle grande métropole plutôt que de se disperser en colloques et autres expositions, Roland Castro estime qu’un budget de 2 Millions d’euros par équipe et par an est raisonnable. Le programme, se confronter au problème de la gouvernance, modifier et enrichir les propositions de métro et de pôles de Christian Blanc, pour les rendre pertinentes, travailler les normes et les règlements.
Pour J.M. Duthilleul, le Grand Paris continue à se faire n’importe comment et il est urgent de prendre des positions communes et fortes sur les normes, la biomasse, les mobilités. Et Castro de parler de la démystification, du rapport à la Seine, du dézonage.
Pour Studio 09, l’énergie, les styles de vie et l’habitat doivent être travaillés, il faut identifier et utiliser les lieux significatifs chers à des populations différentes.
L’équipe Rogers insiste sur le nécessaire financement adéquat de nos travaux, indispensable pour éviter que des idées mal étudiées entrainent des réalisations calamiteuses.
AUC rappelle la nécessité d’avoir une plate forme internationale d’échanges sur le sujet, de préparer une métropole solidaire, des closters hybrides et des espaces publics de qualité.
Christian de Portzamparc propose une liste de thèmes d’application ; les concepts doivent être travaillés à plusieurs pour être enrichis ; par exemple, quelles nuances entre le concept de désenclavement et celui de porosité.
Antoine Grumbach insiste sur la nécessité de concevoir ce qu’est une grande métropole aujourd’hui ; quels sont ses axes de structuration, les identités spécifiques, les identités partagées, l’émergence de nouveaux territoires liés à la variété des types de déplacement.
Sur la méthode à suivre, tous sont d’accord pour ne pas précipiter les regroupements de travail entre équipes, prendre le temps nécessaire aux élaborations probables, ne pas saucissonner les problèmes mais ne pas non plus rechercher une seule vision du Grand Paris.
Rendez vous, méthodes ouvertes, les envies, les idées, les projets vont se mettre en place. Tous les moyens devront être mis en œuvre pour faire participer les élus et la population à ce processus. C’est ainsi que va s’affirmer l’Atelier International du Grand Paris.
Actualités
Androuet du Cerceau (1520-1586).
Claude Parent (1950-1975).
L’inventeur de l’architecture à la française, le mythique du Cerceau, grand propagateur du dessin d’architecte du XVIe siècle cohabite avec l’initiateur des formes obliques des années 60, le complice de Verelio dans les lignes courbes et l’archéologie des bunkers.
Cité de l’Architecture, Paris, jusqu’au 8 mai 2010
Architecture des collections en Ile de France, 1948-2009.
cinquante huit œuvres originales, maquettes et dessins tirés des collections du Centre Georges Pompidou.
Pavillon de l’Arsenal, Paris, jusqu’au 28 mai 2010
L’impossible photographie. Prisons parisiennes (1851-2010).
Musée Carnavalet, jusqu’au 4 juillet 2010
Paris, ville rayonnante. Evocation de l’architecture gothique rayonnante de XIIIe siècle.
Musée de Cluny, jusqu’au 24 mai 2010
Paris et les SDF cherchant à survivre.
Aut Architektur, Innsbruck, jusqu’au 10 avril 2010
Renzo Piano building. Evocation de l’œuvre de l’architecte italien, à l’écoute des habitants et de leurs besoins.
Entrepot, 7 rue Ferrère, Bordeaux, jusqu’au 23 mai 2010
Rising currents. Projects for New York’s Waterfront.
Museum Of Modern Art, New York, jusqu’au 9 août 2010
Building ideas. Sir Richard Mac-Cormac.
Royal academy of Arts, London, jusqu’au 19 avril 2010
Conférences
Qui comprend le Grand Paris ?
Les mardis du Grand Palais, 23 mars à 18h.
Dominique Perrault et le Grand Paris.
ESTP, 57 bd Saint Germain, 23 mars à 19h.
L’espace public : exploration d’une notion.
Thierry Paquot, Sorbonne, 2 avril, 19h.
Manifestations
Le MIPIM 2010 a cette année au programme un cycle sur finance et investissements, constructions durables, hôtels et tourisme.
Cannes, du 16 au 19 mars.
Le forum urbain mondial débat du droit à la ville et des inégalités urbaines,
du 22 au 26 mars à Rio de Janeiro.
Edition
« Agir sur les grands territoires » par Ariella Masboungi et David Mangin, Ed le Moniteur, 39€. Comment redonner un sens et une vie aux territoires périphériques des grandes villes souvent mités par un urbanisme chaotique. Une synthèse des travaux du Club Ville-Aménagement.
« Des arbres dans la ville. L’urbanisme végétal »
Caroline Mollie, Actes Sud, 39€.
Nouvelle édition de cet ouvrage de référence qui fait un bilan de la meilleure intégration de la nature dans l’espace urbain. Le rôle des arbres et des jardins urbains est abondamment expliqué.
Le Pavillon de l’Arsenal et les Editions du Moniteur se sont unis pour réaliser un site de références sur les projets et les réalisations architecturales en France. Architectes et maitres d’œuvres inscrivent eux-mêmes leurs travaux : architopik.com
La loi du ghetto
Luc Bronner, Calman Levy
Au cœur des cités périphériques des grandes villes, bandes et policiers s’affrontent dans ce qui est en train de devenir de nouveaux ghettos. Luc Bronner, journaliste au Monde, nous offre un tableau saisissant de cette Gommora française.
Megalopolis
Enfin un magazine sur la région parisienne et ses habitants. Megalopolis ne manque pas d’ambition comme son titre l’indique, traiter de la vie des franciliens, de l’aménagement de la région. Des sujets originaux bien traités avec titres décalés et maquette choc, les étudiants du Master de journalisme de Science Po font déjà preuve d’un sacré savoir faire. L’équipe est jeune et sympathique, elle se fait beaucoup de complices ce qui l’aidera à réussir le sacré défi que représente ce bimestriel. Vendu 3€ dans les kiosques et les maisons de la presse.
