lundi 29 mars 2010

Démarrage du Grand Paris!

Comme pour marquer la fin des élections régionales et le démarrage de la phase II du Grand Paris, les dix architectes de l’Atelier se sont réunis dans leurs locaux du Palais de Tokyo le 20 Mars.

De l’avis général, une réunion à la fois intense et fluide, riche et créative. Chaque équipe a eu le temps de prendre de la distance par rapport au premier rendu, de s’imprégner des autres propositions, de mesurer la pertinence et l’écho suscités par les rapports et l’exposition. La déception a été grande de voir les ministères ne pas embrayer derrière l’Elysée, l’administration commencer à saucissonner les projets et à lancer diverses initiatives, la campagne des régionales geler le processus alors qu’il aurait pu y avoir des sujets de débats.

Et pourtant… la volonté de travailler ensemble pour faire le Grand Paris est toujours là. Pas question de servir de mouche du coche ou de faire valoir aux tutelles, il y a un vrai travail à accomplir. Le directeur de l’Atelier, Bertrand Lemoine, rappelle que l’inauguration officielle de l’Atelier se fera le 3 Mai avec les ministères et les élus, qu’il convient d’ici là d’établir un ensemble de propositions concrètes.


Le GIP créé pour l’occasion recevra des lettres de commande de 200 000 euros pour démarrer. S’il s’agit de faire le Grand Paris plutôt que de gloser, de concevoir une nouvelle grande métropole plutôt que de se disperser en colloques et autres expositions, Roland Castro estime qu’un budget de 2 Millions d’euros par équipe et par an est raisonnable. Le programme, se confronter au problème de la gouvernance, modifier et enrichir les propositions de métro et de pôles de Christian Blanc, pour les rendre pertinentes, travailler les normes et les règlements.

Pour J.M. Duthilleul, le Grand Paris continue à se faire n’importe comment et il est urgent de prendre des positions communes et fortes sur les normes, la biomasse, les mobilités. Et Castro de parler de la démystification, du rapport à la Seine, du dézonage.

Pour Studio 09, l’énergie, les styles de vie et l’habitat doivent être travaillés, il faut identifier et utiliser les lieux significatifs chers à des populations différentes.

L’équipe Rogers insiste sur le nécessaire financement adéquat de nos travaux, indispensable pour éviter que des idées mal étudiées entrainent des réalisations calamiteuses.

AUC rappelle la nécessité d’avoir une plate forme internationale d’échanges sur le sujet, de préparer une métropole solidaire, des closters hybrides et des espaces publics de qualité.

Christian de Portzamparc propose une liste de thèmes d’application ; les concepts doivent être travaillés à plusieurs pour être enrichis ; par exemple, quelles nuances entre le concept de désenclavement et celui de porosité.

Antoine Grumbach insiste sur la nécessité de concevoir ce qu’est une grande métropole aujourd’hui ; quels sont ses axes de structuration, les identités spécifiques, les identités partagées, l’émergence de nouveaux territoires liés à la variété des types de déplacement.

Sur la méthode à suivre, tous sont d’accord pour ne pas précipiter les regroupements de travail entre équipes, prendre le temps nécessaire aux élaborations probables, ne pas saucissonner les problèmes mais ne pas non plus rechercher une seule vision du Grand Paris.

Rendez vous, méthodes ouvertes, les envies, les idées, les projets vont se mettre en place. Tous les moyens devront être mis en œuvre pour faire participer les élus et la population à ce processus. C’est ainsi que va s’affirmer l’Atelier International du Grand Paris.

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